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Texte de Jean-François Touzé, Conseiller régional FN d'Ile-de-France et président des Clubs Lignes Droites, publié le 15 novembre 2005 sur le blog de l'association

Source : http://lignedroite.hautetfort.com

Saluée comme un événement par les commentateurs, l'apparition hologrammique de Jacques Chirac, lundi soir à la télévision, a mis, s'il en était besoin, en lumière le désarroi du pouvoir et le vide sidéral qui s'est installé au sommet de l'Etat. Au delà des commentaires de café du commerce, des messages subliminaux adressés aux émeutiers - " respect-respect " - , des solutions dérisoires ( le service civil décidé par celui là même qui, en 1996 supprimait la conscription ), les Français retiendront l'image d'un homme hagard dépassé par la situation, incapable d'assumer la charge qui est la sienne.

Cette absence du pouvoir, à qui peut-elle profiter ?

Il n'est pas inutile de se rendre sur les forums et les sites islamistes tels que tajdeed.net ou alfirdaous.net ou alsaha.com. Depuis quinze jours, ceux que la presse commence à nommer " islamonautes " dénoncent en boucle les violences faites au peuple musulman par les abominables " croisés " en bleu marine que seraient CRS et gendarmes mobiles, l'horreur et l'impiété française blasphématoire aux yeux d'Allah, et l'agression christiano-sioniste opérée par la France qui, en instaurant l'état d'urgence, aurait dans le même temps renoué avec la logique colonialiste.

S'en suivent d'explicites appels au djihad et à la mobilisation générale de tous les fidèles menacés dans leur foi comme l'on souligné des responsables iraniens et turcs, par la loi sur le voile et " la répression qui méconnaît les " droits de l'homme " dans les banlieues.

Nous l'avons écrit  : l'explosion des banlieues à laquelle nous assistons depuis trois semaines, ne constitue bien sur qu'une répétition générale avant que le rideau ne s'ouvre sur des événement bien plus dramatiques.Dans cette intifada encore limitée, on teste la résistance morale, opérationnelle et nerveuse de l'Etat, des forces de l'ordre et du peuple français. Si des tirs à balles réelles ont été constatés, rien de commun à ce qui pourrait survenir demain, quand seront sorties les armes de guerre qui pullulent dans les caves des cités.

Quand serat-il demain quand seront entendu et pris au pied de la lettre les appels à la guerre sainte de ces sites radicaux, relayant les mots d'ordre des organisations salafistes et en particulier du GSPC algérien ?

Chacun le voit bien : si une accalmie se produit, ce sera pour partie, une trève négociée avec les imams et par les imams, une pax islamia. Il est toujours plus tard qu'on ne le pense. Mais il n'est cependant pas trop tard. C'est la responsabilité de chaque citoyen de faire en sorte, à l'occasion de la prochaine présidentielle, que les conditions de la reconstruction nationale soient enfin réunies.