29 novembre 2005

Le régime des partis au secours des séditieux

ar  adeline

Editorial de Yves-Marie Adeline, président de l'Alliance Royale de novembre 2005

Source : http://www.allianceroyale.fr

Pendant plusieus nuits, des bandes armées se sont livrées à une véritable guérilla urbaine dans les cités de la région parisienne. Face à cette violence, il est bien sûr légitime de douter de la portée des mesures envisagées par nos hommes politiques. A t'on pu mettre hors d'état de nuire les meneurs ? Est-il efficace de jeter en prison des policiers au pied trop lourd ? est-il judicieux de promettre des bourses d'étude pour calmer des incendiaires ? A quoi ressemblera le " service civil " proposé par le président ? Combien de compagnies de CRS faudra t-il encore recruter ? Les politiques d'aménagement des villes ont-elles donné des résultats ? Peut on croire que la laïcité, les médiateurs et leparcours citoyen auront raison d'un communautarisme de plus en plus violent accompagné d'un prosélytisme islamiste agressif ?

Toutes ces questions sont légitimes. Mais l'Alliance Royale se pose aussi celle-ci : Pourquoi cela changerait-il maintenant ? Tant de fonctionnaires de l'intérieur, de la justice, oou d'autres ministères ont mis en garde depuis des années les gouvernements successifs surla formation de " zones de non-droit " et les mesures prisent aujourd'hui ne nous convainquent pas. Nous sommes donc bien obligés de faire le constat de l'impuissance chronique de l'Etat à rétablir et maintenir la paix civile.

Or, les conséquences d'une telle impuissance peuvent être extrêmement graves.

Car pour malgré tout obtenir et soutenir une trève, le gouvernement aura été nécessairement tenté d'offrir des concessions aux communautés les plus agressives. Et s'il ne l'a pas fait aujourd'hui, ce qui serait surprenant, il le fera demain. Ce sera une invitation à de nouvelles violences. Cela débouchera sur une perte de confiance engendrant une crise économique. Cela aggravera nécessairement les fractures déjà existentes, et préparera le terrain à de véritables séditions. Et comme d'habitude les personnes les plus modestes en feront les frais.

D'où vient cette impuissance ? Voilà le vrai débat instititionnel. L'Alliance Royale pense qu'une des raisons princiipales qui empêche le gouvernement de manoeuvrer, mais certes, pas la seule, est le régime des partis.

Le régime des partis place le gouvernement dans une situation inextricable. Le mécanisme est assez simple. Les partis de gauche sont contraints pour constituer leur clientèle électorale et syndicale, de jouer sur les bons sentiments de l'opinion publique. Mais ils laissent ainsi se développer et se maintenir des situations de fractures telles que les connaissons aujoourd'hui. Un gouvernement de droite héritant d'une situation de ce genre, doit dans sa manière de gérer la crise respecter l'idéologie de gauche. En effet son électorat tellement sensible à sa tranquilité, le sanctionnerait si des forces militantes de syndicats ou de la Fonction public  venaient l'empêcher de gentiment prospérer. Mais, en même temps, douloureux paradoxe, ce même éléctorat le sanctionnerait aussi si les troubles perduraient dans les banlieues parce qu'il n'aura pas su rétablir l'ordre. C'est la droite piégée, concept cher à l'Alliance Royale. Voilà comment, dans l'urgence, pris entre l'enclume idéologique et le marteau séditieux, le gouvernement en vient aux expédients et sans doute aux concessions.

Circonstance aggravante, le jeu des partis politiques l'empoisonne par une situation de crise politique permanente. Les faits sont utilisés dans une perspective électorale, tout le monde le sait. N'est -il pas tentant pour la gauche d'entretenir un vote sécuritaire à droite de l'UMP ? Certains courants de l'UMp ne mettent ils pas de l'huile sur le feu pour capter des voix ? Et, absurdité inouïe, le régime des partisest tellement ancré dans les esprits que l'on entend, en pleine période d'émeutes, l'éloge du gouvernement parce qu'il aura su gérer la crise politique !

Ne nous trompons pas, il y a toujours eu des querelles de palais ou des luttes de faction pour contraindre ou s'emparer du pouvoir. Mais il s'agit dans cette république d'un jeuérigé en système de pouvoir. Bien plus que le peuple souverain, le régime des partis et le principe même du pouvoir ! Comment y remédier ? La nature humaine étant ce qu'elle est, chacun sait qu'il ne suffit pas de clâmer que les hommes politiques doivent songer d'abord à l'intérêt général. C'est une affaire d'institution.

Il faut d'abord institutionnellement rompre avec le régime des partis. Ceux-ci sont fondés sur l'idéologie. L'Alliance royale propose donc une démocratie réelle, matérialisée à l'Assemblée nationale non par la représentation des idéologies et des castes de privilégiés, mais par celle des forces vives de la nation : les familles, les entreprises, les universités, les associations professionnelles et syndicales, les collectivités territoriales, etc. La reconstitution des partis sera ipso facto secondaire.

Ensuite, il faut placer à la tête de l'Etat une personnalité indépendante dans son principe, des factions politiques. Le Président de la République, quoiqu'il fasse, et même avec un septennat, n'est jamais que le chef d'un parti. L'Alliance royale souhaite donc que l'on reconsidère la question monarchique. Seul un roi, appuyé par des institutions dépendant directement de lui, sera capable d'élever le débbat aui dessus des idéologies et des querelles partisanes.

Posté par redekkeryann à 18:45 - - Commentaires [0] - Permalien [#]

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