Droite Ligne c'est terminé
Faute de temps, la vie étant ce qu'elle est, nous sommes contraints, moi et Guillaume Haffner de mettre un terme à la rédaction de ce blog.
A bientôt.
Yann Redekker et Guillaume Haffner
Faute de temps, la vie étant ce qu'elle est, nous sommes contraints, moi et Guillaume Haffner de mettre un terme à la rédaction de ce blog.
A bientôt.
Yann Redekker et Guillaume Haffner
Texte de Thor 18 posté par Marianne le 3 décembre 2005 sur le site de l'association Occidentalis.
Source : http://www.occidentalis.com
Aujourd'hui l'AFP nous apprend que Dominique de Villepin a annoncé jeudi dans le cadre de la lutte contre les discriminations que la pratique du testing serait légalisée afin de lutter contre les discriminations dont peuvent être victimes certains jeunes, à l'entrée des discothèques, notamment, en raison de leur couleur de peau ou de leur origine et que la Haute autorité de lutte contre les discriminations et pour l'égalité ( HALDE ) pourrait infliger jusqu'à 25 000 euros d'amende.
Les sanctions pécunièress'éléveraient jusqu'à 5 000 euros pour les personnes physiques et 25 000 euros pour les personnes morales.
La Halde, autorité administrative indépendante créée par la loi du 31 décembre 2004 et présidée par Louis Schweitzer, ne peut actuellement que servir d'intermédiaire entre ceux qui se disent victimes de discrimination et la justice, et aider les plaignants à rassembler les éléments de preuve et à constituer leur dossier.
Elle peut saisir le parquet de faits constitutifs d'infractions pénales. Elle peut s'auto-saisir ou être saisie par les personnes victimes de discriminationliées à la race, la religion, le sexe, l'orientation sexuelle ou le handicap.
Le Premier ministre a également annoncé la légalisation de la pratique du testing. " Nous donnerons valeur législative aux vérifications à l'improviste, qui permettent de s'assurer effectivement que les entreprises, les boites de nuit, les agences immobilières n'ont pas de pratiques discriminatoires ", a déclaré M. de Villepin.
Le testing, terme emprunté de l'anglais, consiste à présenter des jeunes d'origine européenne, puis des jeunes d'origine maghrébine ou africaine, pour prouver la sélection opérée sur ces critères raciaux à l'entrée des discothèques, restaurents, campings, pour l'embauche dans une entreprise ou la location d'un logement. En juin 2002, la Cour de cassation avait jugé que le testing pouvait être utilisé comme mode de preuve en justice.
Voilà, voilà....
Imaginez-vous en patron d'établissement public. Une bande d'australopithèques à la démarche chaloupée, à la gesticulation empruntée à des stars du rap US, vêtus de casquettes Lacoste et de survêtements de la même marque, se présente à l'entrée de votre boite en gesticulant. Vous leur refusez l'entrée et paf : l'un d'eux ou plusieurs étaient noirs. Une carte de la Halde sort, vous êtes un raciste et vous êtes condamné à une forte amende, qui peut signifier la fermeture de votre établissement...
Nous vivons la mise en place d'un systhème que ne renierait pas la Corée-du-Nord. Il s'agit tout simplement de la fin de la sacro-sainte séparation des pouvoirs qui prévaut dans nos démocraties !
Imaginez que la même organisation - même pas étatique - peut provoquer ce qu'elle estime être une infraction, juger et condamner le coupable.
Imaginez que même la police n'a pas le droit de provoquer une infraction pour en arrêter le coupable. Même s'il s'agit d'un violeur, d'un dealer, d'un escroc ou d'un cambrioleur....
Mais il est vrai que refuser l'entrée d'une discothèque à une personne trop bronzée, c'est sûrement plus grave que dealer, voler ou violer.
Mon dieu, nous reste t-il un tant soit peu de sens des valeurs, ou sommes-nous en train de devenir fou ?
Article de Clovis Barbier publié le 29 novembre 2005 sur le site vox-nr.com
Source : http://www.voxnr.com
Le Parti communiste français tente de s'arroger le statut d'opposant à la gestion gouvernementale de la crise des banlieues. Le tout en pure perte, le PCF se coupant ainsi toujours plus des milieux populaires.
Au Parlement, l'opposition à la gestion gouvernementale qu'il est convenu d'appeler " la crise des banlieues " est surtout le fait des communistes et des écologistes. Loin d'être une opposition critique ( UDF ) ou inconsistante ( PS passant d'un soutien critique à un discours d'opposition plus frontale ), ces deux oppositions sont plus virulentes et portées à la surenchère.
Les verts et les communistes en concurrence sur le terrain du sarkozysme
La position des Verts n'est en soi, pas étonnante. Libéraux et libertaires, les Verts ne peuvent que vitrioler " un gouvernement raciste " ( Martine Billard ) , qui cherche " à aller plus vite dans l'enfermement et la criminilisation d'une partie de notre jeunesse " ( Noël Mamère ) et aux prises avec " l'histoire colonialiste de la France qui ne passe pas " ( Dominique Voynet ), " Les Français n'ont pas digéré l'Algérie ni la décolonisation, les Français sont toujours dans l'état d'esprit de civiliser les populations " estime quant à elle Djamila Sanzogni.
L'attitude commubiste elle, laisse plus songeuse. Un petit rappel pour justifier notre laissez-aller : Au début des années 1980, la mairie communiste fait raser un foyer de travailleurs immigrés. A Montigny-les-Cormeilles, le maire, un certain Robert Hue, organise une manifestation contre une famille marocaine accusée de trafic de drogue. On se souvient d'une barrière barrant l'entrée de la cité Maurice Thorez d'Ivry-sur-Seine à la fin des années 1990, et clamant que la cité était interdite aux revendeurs de drogue. Ce fut un temps où le PCF n'hésitait pas a avoir un discours ferme et sans équivoque sur les questions de sécurité ou d'immigration clandestine. Ce discours sans concession s'accomodait très bien de l'antiracisme officiel et de l'internationalisme du parti.
Les mutations économiques et sociologiques, et surtout l'emprise sur le débat d'un discours politiquement correct, ont contribué non seulement au déclin du PCF, mais surtout à l'abandon d'un discours de gauche patriote et populaire, mâtiné de conservatisme sur les questions de société. Qui aura le malheur de vouloir le porter ( tel Chevénement ) en sera pour ses frais.
Courant après une prétendue modernité, pris de bougisme, le PCF huiste puis buffiste a lui même renié ce discours, comme l'a déclaré André Gérin à la Revue-Républicaine : " Au nom de l'union de la gauche, dont nous avons fait un véritable dogme, nous avons perdu le fil du combat pour la nation. Ce combat demeure largement d'actualité " ( Revue-Républicaine, 15 janvier 2005 ) . Il est ainsi singulier que la revue communiste Regards ait été confiée à Clémentine Autain, plus familière des questions sociétales que des soucis des milieux populaires.
La réaction des instances du parti au déferlement de violence paraît être mue par la démagogie jeuniste et le calcul politique à courte vue. La Secrétaire nationale a ainsi demandé la démission de Nicolas Sarkozy, tête de Turc des " jeunes " : espérait-elle ainsi avoir les honneurs des Guignols de l'Info ? Si le refus de stigmatisations des populations vivant dans les quartiers touchés par les émeutes et légitime, comment justifier la violence des jeunes émeutiers ? Marie-Georges Buffet aurait-elle oublié ses cours de marxisme à l'école des cadres ? Se souvient-elle du passage du Manifeste sur la notion de Lumpenprolétariat, " ce produit passif de la pourriture des couches inférieures de la vieille société ( qui ) peut se trouver, çà et là, entraîné dans le mouvement par une révolution prolétarienne ( mais dont les ) conditions de vie le disposeront plutôt à se vendre à la réaction " ( autrement dit à la forme mafieuse du capitalisme financier ) ?
Colmater avec de la démagogie les voies d'eau du navire PCF
Le PCF caresse dans le sens du poil une clientèle dont il devrait savoir qu'elle ne votera sans doute pas pour lui. Il en oublie du même coup les véritables victimes des émeutes, les locataires de HLM qui ont dû se serrer la ceinture pour acheter leur automobile, sacrifiée sur l'autel de la révolte. Sentant sans doute que le PCF se fourvoyait, l'éditorialiste de l'Humanité, Patrick Le Hyaric a dénoncé le 17 novembre " les inacceptables violences et destructions " dans les banlieues, soit deux semaines après avoir publié sous le titre " un ministre populiste ", les propos de Nicolas Sarkozy.
S'accrocher à tout prix à des miettes de pouvoir
Les motifs du refus par le PCF de l'état d'urgence trahissent indéniablement sa tactique de conservation de ses dernières places fortes. Via la CGT ou son réseau associatif, le PCF était parvenu à entraîner dans son sillage une partie de la population ouvrière immigrée. L'Amicale des Algériens de France, emblématique de cette politique d'encadrement, est aujourd'hui dissoute. Incapable de susciter un tel encadrement, les communistes en sont réduits à courir après les mouvements politiques altermondialistes et à s'appuyer sur des figures communautaires pour conserver leurs assises municipales. Le MRAP est passé ainsi de courroie de transmission du parti à un groupe de pression communautariste sur le PCF, plus sensible à l'islamophobie qu'à la judéophobie.
Autrefois tout puissant dans les banlieues rouges, chef d'orchestre d'une contre-société, le PCF en est donc réduit à fermer les yeux sur la montée du communautarisme, sur la progression de l'islam radical, et à contribuer à l'achat de la paix sociale en ignorant les menées de certains gros délinquants. L'enjeu est de taille, car les dernières municipales ont été impitoyables. Le PCF a perdu des villes symboliques( Argenteuil, La Seyne, Nîmes, Drancy ) et dans ses fiefs, il a du faire face à la percée des écologistes et de l'ultra-gauche ( Ivry-sur-Seine ou Nanterre ) . Or, l'influence communiste résiduelle repose sur le pouvoir municipal : les maires font des candidats solides aux législatives, les ressources municipales servent à subventionner des associations proches du parti ou a financer l'Humanité par une généreuse politique d'abonnement, les services municipaux constituent les bataillons du militantisme local. Et les Verts rêvent d'ailleurs de supplanter le PCF dans les quartiers populaires, afin d'asseoir définitivement leur statut d'allié privilégié des socialistes.
Voilà pourquoi les communistes font de la surenchère, sans comprendre qu'il perdent là le peu de crédit qu'il leur restait chez les ouvriers et les employés. Ceux là ont laissé depuis longtemps le PCF à son agonie pour aller grossir les rangs du FN. La rupture attendue par les Français, c'est que le discours patriote, populaire et social revienne au centre des politiques nationales. Si cette rupture se produit, elle se fera notamment par la liquidation d'un Parti communiste définitivement autiste.
Editorial de Yves-Marie Adeline, président de l'Alliance Royale de novembre 2005
Source : http://www.allianceroyale.fr
Pendant plusieus nuits, des bandes armées se sont livrées à une véritable guérilla urbaine dans les cités de la région parisienne. Face à cette violence, il est bien sûr légitime de douter de la portée des mesures envisagées par nos hommes politiques. A t'on pu mettre hors d'état de nuire les meneurs ? Est-il efficace de jeter en prison des policiers au pied trop lourd ? est-il judicieux de promettre des bourses d'étude pour calmer des incendiaires ? A quoi ressemblera le " service civil " proposé par le président ? Combien de compagnies de CRS faudra t-il encore recruter ? Les politiques d'aménagement des villes ont-elles donné des résultats ? Peut on croire que la laïcité, les médiateurs et leparcours citoyen auront raison d'un communautarisme de plus en plus violent accompagné d'un prosélytisme islamiste agressif ?
Toutes ces questions sont légitimes. Mais l'Alliance Royale se pose aussi celle-ci : Pourquoi cela changerait-il maintenant ? Tant de fonctionnaires de l'intérieur, de la justice, oou d'autres ministères ont mis en garde depuis des années les gouvernements successifs surla formation de " zones de non-droit " et les mesures prisent aujourd'hui ne nous convainquent pas. Nous sommes donc bien obligés de faire le constat de l'impuissance chronique de l'Etat à rétablir et maintenir la paix civile.
Or, les conséquences d'une telle impuissance peuvent être extrêmement graves.
Car pour malgré tout obtenir et soutenir une trève, le gouvernement aura été nécessairement tenté d'offrir des concessions aux communautés les plus agressives. Et s'il ne l'a pas fait aujourd'hui, ce qui serait surprenant, il le fera demain. Ce sera une invitation à de nouvelles violences. Cela débouchera sur une perte de confiance engendrant une crise économique. Cela aggravera nécessairement les fractures déjà existentes, et préparera le terrain à de véritables séditions. Et comme d'habitude les personnes les plus modestes en feront les frais.
D'où vient cette impuissance ? Voilà le vrai débat instititionnel. L'Alliance Royale pense qu'une des raisons princiipales qui empêche le gouvernement de manoeuvrer, mais certes, pas la seule, est le régime des partis.
Le régime des partis place le gouvernement dans une situation inextricable. Le mécanisme est assez simple. Les partis de gauche sont contraints pour constituer leur clientèle électorale et syndicale, de jouer sur les bons sentiments de l'opinion publique. Mais ils laissent ainsi se développer et se maintenir des situations de fractures telles que les connaissons aujoourd'hui. Un gouvernement de droite héritant d'une situation de ce genre, doit dans sa manière de gérer la crise respecter l'idéologie de gauche. En effet son électorat tellement sensible à sa tranquilité, le sanctionnerait si des forces militantes de syndicats ou de la Fonction public venaient l'empêcher de gentiment prospérer. Mais, en même temps, douloureux paradoxe, ce même éléctorat le sanctionnerait aussi si les troubles perduraient dans les banlieues parce qu'il n'aura pas su rétablir l'ordre. C'est la droite piégée, concept cher à l'Alliance Royale. Voilà comment, dans l'urgence, pris entre l'enclume idéologique et le marteau séditieux, le gouvernement en vient aux expédients et sans doute aux concessions.
Circonstance aggravante, le jeu des partis politiques l'empoisonne par une situation de crise politique permanente. Les faits sont utilisés dans une perspective électorale, tout le monde le sait. N'est -il pas tentant pour la gauche d'entretenir un vote sécuritaire à droite de l'UMP ? Certains courants de l'UMp ne mettent ils pas de l'huile sur le feu pour capter des voix ? Et, absurdité inouïe, le régime des partisest tellement ancré dans les esprits que l'on entend, en pleine période d'émeutes, l'éloge du gouvernement parce qu'il aura su gérer la crise politique !
Ne nous trompons pas, il y a toujours eu des querelles de palais ou des luttes de faction pour contraindre ou s'emparer du pouvoir. Mais il s'agit dans cette république d'un jeuérigé en système de pouvoir. Bien plus que le peuple souverain, le régime des partis et le principe même du pouvoir ! Comment y remédier ? La nature humaine étant ce qu'elle est, chacun sait qu'il ne suffit pas de clâmer que les hommes politiques doivent songer d'abord à l'intérêt général. C'est une affaire d'institution.
Il faut d'abord institutionnellement rompre avec le régime des partis. Ceux-ci sont fondés sur l'idéologie. L'Alliance royale propose donc une démocratie réelle, matérialisée à l'Assemblée nationale non par la représentation des idéologies et des castes de privilégiés, mais par celle des forces vives de la nation : les familles, les entreprises, les universités, les associations professionnelles et syndicales, les collectivités territoriales, etc. La reconstitution des partis sera ipso facto secondaire.
Ensuite, il faut placer à la tête de l'Etat une personnalité indépendante dans son principe, des factions politiques. Le Président de la République, quoiqu'il fasse, et même avec un septennat, n'est jamais que le chef d'un parti. L'Alliance royale souhaite donc que l'on reconsidère la question monarchique. Seul un roi, appuyé par des institutions dépendant directement de lui, sera capable d'élever le débbat aui dessus des idéologies et des querelles partisanes.
Communiqué du 25 novembre 2005 de l'association Solidarité Des Français
Source : http://www.association-sdf.com
Un homme de 38 ans, sans domicile fixe a été retrouvé mort frigorifié hier à la Grande Résie , près de Gray ( Haute-Saône ) au volant de sa voiture, alors que le niveau 2 du plan grand froid a été déclenché dans plusieurs départements. Le décombre macabre a déjà commencé.
Et pourtant " pour ce malheureux , il y avait une place dans différents endroits du département. S'il avait fait le 115, où s'il en avait seulement parlé nous aurions répondu à sa demande " a déclaré à l'AFP, le directeur de cabinet du Préfet de la Haute-Saône, Lucien Guidicelli.
Comme l'hiver dernier le froid tue en France. Comme l'hiver dernier, certains SDF choisissent de dormir dehors plutôt que dans des refuges mis à leur disposition par les autorités. Pourquoi ? Par envie de liberté, par goùt d'espace ?
Pour être quotidiennement sur le terrain, en contact direct avec eux, les bénévoles de l'association Solidarité Des Français ( SDF ) ont la réponse : ce sont les SDF eux-mêmes qui la donne " aller dans les centres, les foyers ? Pour se faire dépouiller, insulter, racketter ? Non merci, on préfère les trottoirs, c'est plus sûrs ! "
Parce que les indigeants venus de loin ( de très loin ! ) y font régner leurs lois barbares et y terrorisent autant les bénéficiaires que le personnel, les SDF européens délaissent les hébergements d'urgence et dorment dehorsau péril de leur vie... Ils sont ainsi exclus de fait de la plupart des aides officielles dont profitent largement les autres.
Parce que la rue est organisée en communautés, l'association SDF se tourne naturellement vers la nôtre et aide les européens d'abord. Un bol de soupe au cochon, un verre de vin, un duvet que l'on offre, mais surtout un vrai moment de fraternité partagée : c'est un homme ou une femme qui retrouve son identité, ses racines et sa dignité aussi; c'est le lien social de notre communautéqui se renoue; c'est une vie sauvée... peut être.
Odile Bonnivard, animatrice de l'association SDF
ASSOCIATION SOLIDARITE DES FRANCAIS, BP 10926 , 75829 PARIS CEDEX 17
Texte de Denis Greslin président de l'association Occidentalis publiée le 24 novembre 2005
Source : http://www.occidentalis.com
Jusqu'à présent, seul le risque de poursuites judiciaires pour des propos jugés politiquements ou islamiquement incorrects nous menaçait. S'exprimer sur des sujets aussi sensibles que l'immigration, la délinquance, l'islam, et pour peu qu'on aille pas dans le sens autorisé ( admiration sans faille et soutien total )pouvait mener tout droit en prison sans passer par la case départ. C'est bien sur encore le cas, et plusieurs webmasters, responsables politiques ou associatifs, ou simples citoyens subissent chaque année des procès politiques et/ou religieux.
La France a peur de la vérité, elle a peur de regarder la vérité en face. Alors, plutôt que de reconnaître qu'il y a des problèmes, on fait taire ceux qui tirent la sonnette d'alarme. Comme en général ces derniers ne peuvent pas soutenir financicèrement, ils sont jugés, condamnés, et sont contraints, dégoutés et ruinés, d'abandonner toute action associative. A un moment ou à un autre, sauf miracle, sera m'arrivera, comme aux autres. Bien sûr, un nouveau venu, motivé et encore naïf sur les risques qu'il courre, relèvera le flambeau et continuera le combat. Et, à force les derniers arrivés contribueront et assisteront à la victoire, les premiers se contenant des médailles posthumes. C'est ainsi, et c'est dans la logique des choses. Toute cause a besoin de ses martyrs pour avancer.
Jusqu'à présent donc, les risques étaient essentiellement judiciaires et financières.Mais deouis quelques mois nous assistons à une évolution de ces risques. Ecrivains, journalistes ou politiques sont aujourd'hui sous protection policière, encore discrète, car des menaces sérieuses pèsent sur leur vie. La semaine dernière, le responsable d'un site et d'une association a annoncé cesser toute activité militante après avoir reçu des menaces téléphoniques extrêmement précises et crédibles. Depuis quelques jours, certains sites dont le nôtre sont victimes de coupure dont l'origine n'est pas identifiée. Enfin, je reçois maintenant des annonces de plaintes déposées contre nous, dont je ne sais s'il s'agit d'intox ou de réalité. Pour rappel, j'ai moi-même déposé une plainte voici quelques mois pour des menaces de mort déposées sur le forum du site, j'attends toujous une suite judiciaire....
Personnellement, je suis convaincu que nous aurons des morts. Un Théo Van Gogh français, assassiné par un " fou " d'Allah, pour avoir osé combattre cette idéologie fasciste. Où ? Je ne sais pas. Peut être Villiers, peut être Finkielkraut, peut être moi, qui sait ? L'occasion fait le larron. Mais cela viendra, comme ne peut que venir un attentat terroriste de grande ampleur, coomme ne peut que venir un djihad officiel contre la France.
Il est encore temps pour les pouvoirs publics de calmer le jeu et de sauver la paix. Il suffirait de reconnaître qu'il existe un problème grave posé par l'immigration musulmane et par l'islam en général, de réunir différents interve"nants, représentants à la fois les islamistes, les musulmans dits " modérés ", des " nés musulmans ", les principaux partis politiques, les différentes religions, des intellectuelles, des " islamophobes ", , receuillir les souhaits et les propositions de chacun et trouver des solutions point par point.
Si les musulmans dits " modérés " prouvent qu'ils représentent la majorité des musulmans, condamnent les versets haineux du Coran, acceptent l'apostasie, acceptent tout simploement de placer leur religion en dessous des lois républicaines, à titre personnel, je ne verrai plus l'utilité de continuer ce combat. Moi qui suis d'habitude pessimiste, je me retrouve à jouer les utopistes ! Mais nous sommes loin de cela, car justement c'est plutôt par leur silence que les musulmans modérés et intégrés se font remarquer. Quoiqu'il en soit, je suis certain d'une chose, c'est que ce n'est pas en couvrant la France d'une chappe de plomb que l'on fera avancer le problème, ni en faisant montre d'hypocrisie.
J'ai beaucoup apprécié le courage de Finkielkraut, même si j'hésite à lui dire de peur que cela lui soit reproché, et qu'on nous sorte le couplet sur les liens entre les " fachos " et les " sionistes ". Il ne s'agit pas de cela. Nous sommes pas l'un, ni lui l'autre, il s'agit simplement de personnes très différentes, au parcours opposé, qui arrivent aux mêmes conclusions sur un problème donné. Lui aussi aura à subir les plaintes des fascistes - vrais ceux-là - du Mrap et consorts, qui ont besoin d'affaire comme celle-ci pour justifier leur existence et leurs subventions.
En attendant le peuple gronde, réfléchi et a peur. Peur que ce que l'on lui prédisait depuis des années n'arrive réellement. Peur d'une guerre civile, ethnique et religieuse qui ravagera notre pays. Et quand on a peur, on ne raisonne plus, on agit de façon impulsive et irraisonnée. Les événements que la France vient de connaître n'étaient pas une guerre civile, puisqu'un seul camp combattait et que l'autre comptait ses morts, blessés et dégâts. Mais la prochaine fois ? Il ne faut plus grand chose pour que cela dérâpe complétement et échappe à tout contrôle. Il sera alors trop tard pour se plaindre, et pour dire qu'on ne savait pas. Nous savons, les RG savent, le gouvernement sait, tout le monde sait que ça va mal aller. Alors pourquoi ne font-il rien ? Pourquoi ressortent-t-ils les mêmes lieux communs sur un prétendu malaise social qui n'est pas la cause du problème ? Sont ils donc réellement préoccupés de leur élection, ou la France conserve t-elle une petite place dans leurs soucis ?
Le philosophe Alain Finkielkraut persiste et signe, et subi les affres du délit d'opinion, puisque suite à un article publié dans un journal israëlien , le MRAP porte plainte contre lui. Voici l'article des rédacteurs du site Altermédia.info.
Source : http://fr.altermédia.info
Interrogé dans le journal sioniste Haaretz sur les violences urbaines en France, le " philosophe " Alain Finkielkraut affirme qu'il s'agit d'émeutes à caractère " ethnico-religieux ", que la France n'a fait que du " bien aux noirs " mais qu'elle est la risée de l'Europe en raison de son équipe de foot " black-black-black ".
S'exprimant sur les émeutes urbaines, l'écrivain Alain Finkielkraut a livré le 19 novembre à l'édition hebdomadaire d'Haaretz, une interview pour le moins surprenante, digne selon certains " d'un dirigeant d'extrême-droite ", dans laquelle il s'en prend vivement aux " noirs " aux " arabes " et à l'islam.
Ces propos ne " sortent pourtant pas de la bouche d'un membre du Front National de Jean-Marie Le Pen mais de l'un des plus éminents anciens porte-parole de la gauche française ", tiennent même à préciser les journalistes israëliens en prélude à l'interview. Selon eux, l'essayiste aurait à plusieurs reprises précisé lors de leur entrevue qui s'est déroulée à Paris, " qu'il est impossible, voir même dangereux de dire ces choses aujourd'hui en France ".
Car Alain Finkielkraut s'en prend vivement aux jeunes des banlieues qui, selon lui, sont avant tout des immigrés : " En France, on a tendance à réduire ces émeutes à leur dimension sociale, de les voir comme une révolte des jeunes de banlieue contre leur situation ", affirme t-il. " Le problème c'est que la plupart de ces jeunes sont des noirs ou des arabes avec une identité musulmane ". Selon lui la preuve en est que, " en France, il y a également d'autres immigrants en situation difficile, chinois, vietnamiens, portugais, et ils ne prennent pas part aux émeutes. Donc, il est clair qu'il s'agit d'une révolte avec un caractère ethnico-religieux ".
" Serait-ce la réponse des arabes et des noirs au racisme dont ils sont victimes ? ", s'interroge t-il avant de répondre " je ne le crois pas car cette violence a eu des signes précurseurs très inquiétants ". L'écrivain en veut pour preuve le matche France-Algérie d'octobre 2001 au cours duquel des jeunes avaient sifflé la Marseillaise. " Les gens disent que l'équipe nationale française est admirée par tous, car elle est " black, blanc, beur ". En réalité, l'équipe nationale est aujourd'hui " black, black, black " ce qui en fait la risée de toute l'Europe ".
L'animateur de Répliques, chaque semaine sur France Culture, estime par ailleurs, " sur ce sujet, il faut être clair ", " on a tendance a avoir peur du langage de vérité, pour des raisons " nobles ". " On préfère dire " les jeunes " que noirs ou arabes. Mais on ne peut sacrifier la vérité quelles que soient les nobles raisons. Il faut bien entendu éviter les généralisations : Il ne s'agit pas de tous les noirs et de tous les arabes, mais d'une partie des noirs et des arabes".
Comme dans l'intifada, l'écrivain a " découvert que les émeutiers aussi envoyaient en première ligne de la lutte les plus jeunes, et vous en Israël vous connaissez ça, on envoie les plus jeunes parce qu'on ne peut pas les mettre en prison lorsqu'ils sont arrêtés. Quoiqu'il en soit ici, il n'y a pas d'attentats et on se trouve à une autre étape : je pense qu'il s'agit du pogrom antirépublicain. Il y a en France des gens qui haïssent la France comme République ".
Alain Finkielkraut n'oublie pas de rappeler aux lecteurs d'Haaretz son pédigrée : " Je suis né à Paris, mais je suis le fils d'immigrants polonais. Mon père a été déporté en France. Ses parents ont été déportés et assassinés à Auschwitz. Mon père est revenu d'Auschwitz en france ". Et il ajoute " Ce pays ( la France ) mérite notre haine ", mais il dénie aux Français d'origine africaine le droit d'avoir une haine identique car : " Qu'a t-il fait aux Africains ? Il ne lui a fait que du bien. Ils dise Je ne suis pas Français, je vis en france et en plus ma situation économique est difficile. Personne ne les retient de force ici et c'est précisément là que débute le mensonge. Car s'ils étaient victimes de la pauvreté et de l'exclusion ils iraient ailleurs. Mais ils savent trè bien que partout aileurs et en particulier dans les pays d'où ils viennent, leur situation serait encore plus difficile pour tout ce qui concerne leurs droits et leurs chances ".
Selon Alain Finkielkraut, il existerait aussi un antisémitisme des noirs, incarné aux Etats-Unis par Luis Farrakhan et en France par Dieudonné qui aujourd'hui aurait pris la place de Jean-Marie Le Pen en tant que " vrai patron de l'antisémitisme ". L'écrivain s'en prend finalement à l'antiracisme en affirmant que " l'idée généreuse de guerre contre le racisme se transforme petit à petit monstrueusement en une idéologie mensongère. L'antiracisme sera au vingt et unième siècle ce qu'a été le communisme au vingtième ".
Article de Jean-Philippe Chauvin du 19 novembre 2005 publié sur son blog.
Source: http://u-blog.net/jpchauvin
L'économie française ne crée plus d'emplois constatait Le Figaro il y a quelques jours : cela n'est guère rassurant , car cela signifie que le travail précaire se renforce au détriment des métiers enracinés et des emplois stables. Le triomphe du nomadisme industriel se marque par des délocalisations de plus en plus fréquentes et des drames sociaux qui touchent directement ou indirectement, de plus en plus de familles et de personnes. Certains, au nom du " libre marché " s'en satisfont en comptant sur l'autorégulation de l'économie : c'estt faire preuve d'un grand optimisme, pas exactement confirmé par les faits jusqu'à présent.
Une monarchie sociale ne laisserait pas faire les seules forces du marché, ne serait-ce que pour une simple raison : la monarchie qui repose sur la transmission familiale, sur le caractère le plus naturel de la condition humaine ( la naissance au sein d'une fammille ) , peut résumer son éthique sociale par la formule " l'économie doit être au service des hommes et pas l'inverse ". Cela signifie que la monarchie, dont le principal devoir est d'assurer la protection ( diplomatique et militaire, comme économique et sociale ) du pays et de ses habitants ne peut accepter que l'économique s'impose au politique et néglige ses obligations sociales premières.
Cela veut-il dire que la monarchie ne respecterait pas la " liberté économique " et imposerait une dictature étatiste ? Bien sûr que non, mais il s'agit pour l'Etat monarchique de faire respecter, par l'action déterminée et raisonnée de ses institutions, conseils et organes, les grandes valeurs humanistes et personnalistes ( au sens premier du terme, fort distinct de l'individualisme propre à l' idéologie libérale ) et l'intérêt commun de notre pays et de ces citoyens.
Mais comment faire ? Sans doute l'une des premières tâches de la monarchie sociale sera t-elle d'impulser une grande politique d'aménagement du territoire et d'une " relocalisation " des activités productives ( y compris dans le domaine agricole, qui peut s'avérer très intéressant au regard des nouvelles tendances alimentaires et énergétiques ) : il n'est pas à négliger que la France dispose d'un vaste territoire doté d'un réseau complet de voies de communications et de transports, et d'un maillage communal qu'il serait dommage de ne pas mettre en valeur. Plutôt que délocaliser les entreprises à l'étranger, il s'agirait par une politique d'incitation fiscale ou financière plus audacieuse que celle d'aujourd'hui, de les maintenir sur niotre territoire, et pas seulement dans les grands centres urbains aux loyers trop élevés ( en particulier pour les populations ouvrières ). Ce n'est qu'un exemple parmi d'autres propositions : ce ne sont pas les idées qui manquent en France, mais la volonté politique pour les mettre en pratique, pour bruiser un certain nombre de carcans administratifs inadaptés aux enjeux contemporains et " pour faire bouger les lignes "...
La monarchie serait non une fracture, mpais une rupture avec la politique de Démission propre à l'Etat actuel. Sans doute devrait-elle prendre des risques, mais la monarchie " active " à la française, n'a pas vocation à l'immobilisme et à la facilité, et ce sera particulièrement vrai dans les premiers temps de " l'instauration monarchique ". Face à la globalisation et au néo-nomadisme industriel et financier, la Monarchie, de par la continuité inscrite dans son principe dynastique, peut " parler de plus haut " et " agir " , non contre les forces économiques, mais au delà des féodalités financières.
Dans l'Histoire de notre pays, l'Etat royal a montré maintes fois et parfois contre le cours même de l'idéologie dominante ( hier religieuse, aujourd'hui économique ), ses capacités d'adaptation et d'action :c'est d'ailleurs ainsi, qu'il a fondé la France, qui n'était pas encore une évidence au Moyen-âge, et qu'il a forgé sa puissance. La Monarchie pour réussir son instauration populaire se devra d'être sociale. Les Français ne lui pardonnerait pas de renoncer à sa principale mission, à ce qui peut fonder une nouvelle légitimité : la justice sociale.
Article paru dans le Figaro Magazine du 19 novembre 2005
Source : Figaro Magazine et http://www.lefigaro.fr
Sans même s'attacher à l'inestimable, l'atteinte aux personnes ou l'image craquelée de la France à l'étranger, la note est salée. Bien plus relevée que les chiffres lancés, çà et là, sur les bases de bilans non définitifs. A la décharge des assureurs, des municipalités touchées ou des services de l'Etat chargés de centraliser les données, l'exercice n'est pas facile. D'autant que le calme n'est pas complétement revenu. " Entre cinq et dix voitures brûlent encore chaque nuit dans chaque quartier sensible ", confiait un Préfet en milieu de semaine. A raison de 3000 à 3500 euros - coût estimé par les assurances, d'une voiture totalement détruite par le feu - la facture s'allonge vite. Au delà des dégâts matériels, les émeutes ont engendrés de nombreuses dépenses : 1500 hommes sont venus soutenir les 8000 policiers et gendarmes en place, la sécurité civile et les pompiers sont restés mobilisés, les services de justice sur la brèche... Autant d'heures à facturer ou a récupérer, " même si nous avons l'habitude de nous asseoir dessus ", lâche un policier fatigué. Les mesures annoncés par Dominique de Villepin et Jacques Chirac pour les quartiers sensibles, en vue de calmer les esprits, aurons aussi des conséquences financières.Et non des moindres. L'embauche de 2000 agents de police, 100 millions débloqués pour les associations, 70 000 bénéficiaires supplémentaires d'une bourse au mérite, 5000 assistants pédagogiques embauchés, dans les collèges. Tout cela se compte en centaines de millions d'euros. A titre d'exemple, le doublement, en 2007, des équipes de réussite éducative pourrait coûter 300 millions. " Ce sont des investissements " affirment certains. " Qui n'ont pas fait leurs preuves par le passé ", leur répondent d'autres en désignant du regard 9000 carcasses de voitures, triste symbole de ce triste novembre.
Chaque jour qui passe on prend dix millions d'euros dans la tête. Christian Ottavioli, responsable de la cellule d'urgence mise en place par la SMACL ( mutuelle d'assurance des collectivités locales ), n'avait guère le sourire aux lèvres ces derniers temps. Sa mission dresser quotidiennement le bilan des violences urbaines signalées par les adhérants de la mutuelle, qui assure 81 % des villes françaises de plus de 20 000 habitants. Et tenter de chiffrer l'ampleur des indemnisations à prévoir. Il faudra bien sûr dépêcher des experts sur place pour obtenir une estimation précise des dégâts, mais d'ores et déjà, les équipes de la SMACL à Niort, font les premiers comptes, calculette en main. Le gymnase incendié, comme la classe de maternelle, s'évalue à raison de 1500 euros du mètre carré, la voiture incendiée à 1500 euros. Là, on parle de 500 000 euros, ailleurs de plus de un million d'euros comme à Brie-Comte-Robert ( 77 ) où un gymnase de900 m² a pris feu le 8 novembre. Deux jours plus tard, des jeunes fasaient flamber les locaux de la police de Saint-Omer : 300 000 euros de dégâts estimés. A Sélestat ( 67 ) lk'incendie des ateliers municipaux devrait coûter 1 850 000 euros ( pas de chance, c'est là que la municipalité garait ses chars fleuris ... ). Près de 2 millions d'euros : c'est aussi le prix de la salle des sports Pierre-de-Coubertin, à Dunkerque, qu'il faudra rebâtir sur un tas de cendre. L'incendie du Théâtre des Louvrais, à Pontoise devrait encore coûter plus cher encore : on parle de 3 millions d'euros !
Combien toute cette gabegie coûtera t-elle aux Français ? La question hante les esprits. Le chiffre de 200 millions d'euros avancé par la Fédération française des société d'assurance ( FFSA ) ne donne qu'une pâle idée de l'ampleur de la facture. Il s'agit encore d'une estimation à la louche, qui demande à être affinée par les déclarations de sinistres. Certains assureurs ne cachent pas leur inquiétude : on approcherait plutôt, aujourd'hui, de 250 millions d'euros.
Qui va payer ? Les assureurs généalistes ont été bons princes en décidant d'assouplir leurs conditions d'indemnisation et de ne pas appliquer de franchise aux particuliers propriétaires de véhicules incendiés ( environ 9000 voitures au 16 novembre, pour un coût global de 30 millions d'euros, selon nos calculs ) . Certains comme la MACIF ont même annoncé cette semaine des baisses de tarif. Du côté des assureurs des collectivités locales, on grince davantage les dents, c'est normal : ils sont exposés à des domages beaucoup plus conséquents ( de l'ordre de 120 à 150 millions d'euros selon leurs propres estimations ). " La coupe est pleine " s'insurge Bernard Bellec, président de la SMACL qui demande à l'Etat d'assumer ses responsabilités en prenant à sa charge l'indemnisation des dégâts comme cela peut être le cas lors des catastrophes naturelles. A défaut, les cotisations des collectivités locales pourraient augmenter fortement. " Pour nous les choses ne seront plus jamais comme avant, explique Christian Ottavioli. De la même manière que les assureurs ont intégrés le risque d'attentat dans une réflexion permanente à la suite des attaques terroristes du 11 septembre 2001, ils vont être contraints de tenir compte du risque de violences urbaines dans leurs calculs." Une hausse que les collectivités ne manqueraient pas de répercuter sur leurs administrés via la fiscalité locale.
Simple addition : 250 millions d'euros d'un côté, 272 millions de l'autre. Même si ce calcul revient à additionner des carottes et des petits pois, la facture globale des violences urbaines dépasserait un demi-milliard d'euros. Plus de huit euros par Français ! Et encore, cette estimation ignore l'impact économique réel des événements : des dizaines de commerces fermés, des salariés mis au chômage technique, des restaurents mis aux volets clos pour cause de couvre-feux en interdisant l'accès dès 22 heures... Il faudra prendre le temps de chiffrer le manque à gagner généré pour toutes ces entreprises, mais aussi de mesurer l'impact déplorable de ces émeutes sur l'image de la France à l'étranger. Les médias internationaux n'ont pas été tendres avec cet Hexagone, qui, aussi lent à se réformer qu'il est prompt à choisir des pistes sans issues ( les 35 heures, etc ) et à se mettre en grève pour un oui ou pour un non, voit maintenant son modèle social imploser.
La facture indirecte de toutes ces violences sera lourdes : investissements reportés, voyages touristiques annulés... La France première destination touristique au monde avec 75 millions de visiteurs par an , le restera t-elle ? Dernièrement la Maison de France a lancé une grande campagne de séduction auprès des touristes chinois pour les inciter à venir découvrir notre pays. En auront-ils seulement l'envie désormais ? Aux oreilles des étrangers, les termes " état d'urgence " et " couvre-feu " n'incitent guère à s'aventurer sur les chemins de la " douce France ".